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Les Bas-fonds d’Alavr

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Introduction Edit

Sous la désignation de bas-fonds, on trouve regroupés tous les quartiers pauvres et populaires de la gigantesque capitale. Si ils sont tous surpeuplés et plutôt miséreux, ces quartiers (chacun aussi peuplé qu’une grande métropole) ont néanmoins tous leurs caractéristiques et identités propres.

L’urbanisation sauvage et la croissance démographique effrénée de cette population constituent un mélange explosif dont les divers dirigeants de la maison Al-Assani ne se sont que fort peu préoccupés durant les dernières décennies. L’exode rural et l’afflux massif des populations nomades en voie accélérée de sédentarisation accentuent encore cette tendance et confère à la situation une dimension dramatique et potentiellement fort dangereuse.

Casrena Edit

Ce quartier est le plus ancien d’Alavr et abritait en d’autres temps le cœur de la mégapole. Avec la construction du palais des 1001 tours, le transfert du pouvoir vers ce haut lieu et l’essor de la ville neuve, drainant dans son sillage tout ce que le quartier comptait comme fonctionnaires, courtisans et grands commerçants, le quartier s’est progressivement paupérisé. Les palais de Casrena furent abandonnés ou morcelés en habitations plus humbles, ses monuments commencèrent à tomber lentement en ruines…

Avec le développement irrésistible de la capitale, Casrena se repeupla à un rythme effréné, une population plus modeste venant s’entasser avec les années dans les méandres de la vielle ville blanche.

Construit sur un ensemble de quatre grandes collines, Casrena forme un véritable dédale urbain composé de rues étroites et sinueuses, au dénivelé tourmenté. Essentiellement résidentiel, bien que l’on puisse y trouver en cherchant aux bons endroits un grand nombre d’échoppes étonnantes et de boutiques d’artisans, le quartier se distingue aussi par une architecture archaïque très caractéristique. Les murs, passés à la chaux, sont uniformément blancs et presque toutes les habitations sont conçues autour de petites cours intérieurs et n’offrent guère de signes extérieurs de différenciation, ce fait accentuant l’aspect profondément labyrinthique et déroutant de l’ensemble. Seules quelques discrètes enseignes métalliques permettent aux initiés de s’y retrouver à peu près.

Bien que modeste, la population de Casrena s’imagine volontiers comme l’aristocratie des bas-fonds et est très attachée à une sorte de code de l’honneur aussi local qu’ancestral. En vérité, cette idée aristocratique n’est pas si fausse tant les chefs de la pègre et autres grands entrepreneurs de la fange ont tendance à privilégier ce quartier apparemment paisible pour y installer leurs discrètes résidences. Certains antiques palais, tout en conservant leurs allures décaties et abandonnées se sont vu au fil des ans discrètement rénover et sécuriser dans ce sens, des pâtés de maison ont vu leurs habitants expulsés et leur nature transformée en véritables petites forteresses urbaines… Par ailleurs, le niveau de vie du quartier est sans conteste le plus élevé de l’ensemble des bas-fonds et il y règne, tout du moins pour les habitants et les habitués, une certaine sécurité.

L’ambiance de Casrena est particulière, apparemment austère et vaguement hostile pour l’étranger. Les conversations ont tendance à s’interrompre lorsque arrive un inconnu et la méfiance est de rigueur. Derrière une loi du silence incontournable, toute une série de codes secrets et d’arrangements mystérieux ordonnent et structurent la vie du quartier, figeant en quelque sorte la population dans une hiérarchie et des rapports de force invisibles.

Pourtant Casrena n’est pas dépourvue de charme, si on ose s’aventurer dans son dédale blanc. Au détour d’une ruelle on peut tomber sur une place à la grandeur flétrie, un jardin mélancolique où murmurent des fontaines, les ruines d’un palais grandiose ou d’un antique monument …Le quartier comporte pas moins de trois cent centres religieux qui exercent une influence incontournable sur la population.

Dans des recoins reculés, dans des impasses obscures ou des passages improbables, on peut également trouver quelques discrets établissements offrant toutes sortes de services et agréments, y compris les plus inattendus…

Alshodi Edit

En bordure du spatioport de la capitale on trouve ce vaste quartier, édifié sur une ancienne zone marécageuse. A l’origine, Alshodi se développa autour d’une gigantesque décharge qui se transforma au fil des ans en un vaste marché sauvage et illégal, mélange de souk, d’obscurs commerces issus de la contrebande, du recel et de la récupération et transformation des matériaux les plus improbables.

Progressivement, cette zone de non droit est devenue le principal pole économique des bas fonds, le troisième marché en importance d’Alavr. La relative prospérité du quartier finit par attirer de nombreuses convoitises, aussi bien celles de la pègre que des autorités officielles. Le développement frénétique et désordonné du quartier finit également par poser d’insolubles problèmes et les commerçants en vinrent à s’affronter violemment pour conquérir les meilleurs emplacements et régler de manière expéditive des problèmes de concurrence. Alors que ces diverses tensions menaçaient de mener à une explosion de violence et de remettre en question l’existence même d’Alshodi, une bonne part des 200 000 petits commerçants du quartier décidèrent d’unir leurs efforts et fondèrent une sorte de coopérative, nommée simplement « Association d’Alshodi ».

Cette structure autogérée et spontanée permit aux marchands de s’organiser pour négocier collectivement avec le pouvoir officiel et procéder lui même à la récolte des taxes. L’Association finit par limiter et structurer la croissance chaotique du quartier, assurant un semblant d’organisation en créant son propre système d’adresses et de délimitations spatiales (parcelles, mur d’enceinte entourant le quartier), en construisant ses propres temples et autres infrastructures (banques, assurances et autres services locaux). De fait, en s’acquittant régulièrement de taxes toujours plus importantes et en profitant largement de la corruption ambiante, Alshodi est devenu progressivement une ville quasi autonome possédant sa propre justice (il existe un tribunal de l’Association statuant selon des lois spécifiques) et une importante force de police privée composée d’agents de sécurité en uniforme…

La prépondérance de produits d’occasion ou récupérés a causé l’apparition d’une industrie parallèle, une sorte de laboratoire permanent de mécanique et de technologie transformant inlassablement divers matériaux en étonnants produits manufacturés.

Pour l’essentiel Alshodi est composé d’un gigantesque marché central, bordé d’une zone d’ateliers et entourée par une ceinture d’habitations où les taudis délabrés côtoient les résidences presque luxueuses des nouveaux riches de l’Association. En bordure du spatioport la décharge existe toujours, se développant verticalement plutôt qu’horizontalement, par manque de place. L’activité est frénétique, ininterrompue entre 3 heures du matin et minuit, seul le jour saint voyant les commerces fermés.

Le marché est tout à fait hétéroclite, d’immenses conteneurs voisinant avec des seaux remplis de fatras de conducteurs et matières plastiques, des étals minables avec de gigantesques commerces tenus par des centaines d’Associés. Si la coopérative gère plus ou moins les questions d’intérêt général, chacun est sensé se débrouiller par soi même, créer ses propres infrastructures plus ou moins improvisées et bricolées (alimentation énergétique, communication, conduites d’eaux) ce qui contribue à donner un aspect tout à fait caractéristique à ce quartier.

Aïnchack (la Citadelle d’Aïnchack) Edit

Edifiée au sommet de l’un des hauts lieux militaires de la reconquête Al-Assani, le site d’une bataille aussi héroïque que décisive face à l’occupation Amaterasu, la Citadelle fut longtemps la principale place forte de la capitale, le centre de son activité martiale et de son réseau de défense.

Toutefois, comme d’autres quartiers des Bas-Fonds, Aïnchack fut progressivement abandonnée, au fur et à mesure du développement vertigineux d’Alavr et du déplacement progressif de son centre.

Laissée à l’abandon durant presque deux siècles, la Citadelle fut finalement reconvertie pour faire face à la croissance quasi exponentielle des quartiers pauvres et de leur criminalité endémique. Depuis plusieurs décennies, elle s’est muée presque intégralement en gigantesque cité pénitentiaire et en hospice géant, étonnant mélange de structures punitives et de réseaux de charité d’origine religieuse, d’univers concentrationnaire et de mouroir.

La terrible Zone 47 est tristement renommée sur toute la planète. Enterré quelque part au centre de la Citadelle, c’est un secteur de haute sécurité abritant aussi bien prisonniers politiques et droits communs les plus dangereux, placé en permanence sous administration et loi militaire. Les pires rumeurs courent sur cette antichambre de l’enfer, totalement isolé du reste du monde (expérimentations humaines, essais de drogues, de tortures). La promiscuité y est terrible, la tension permanente, la violence sans égale. La plupart des gardiens sont des militaires (bataillon disciplinaire) soumis à une discipline inflexible et sans pitié. Chacun d’entre eux sait que le moindre faux pas les projettera de l’autre coté du cauchemar… L’espérance de vie y excède rarement dix ans, même pour les plus durs. Toutefois, certains murmurent que bon nombre des meilleurs assassins de la maison furent discrètement sélectionnés dans ce secteur.

Le haut d’Aïnchack ressemble à un très vaste conglomérat de bâtiments militaires et sécurisés, de vastes cours cernées de hauts murs et de miradors, une structure répétée sur un grand nombre d’hectares. Les flancs de la colline sont encombrés d’hôpitaux de fortune, de misérables hospices…

Par une curieuse ironie de l’histoire, les bas d’ Aïnchack rassemble à peu près l’ensemble de la diaspora Amaterasu, toute la communauté descendant des anciens conquérants, regroupés et entassés depuis plusieurs générations sur ce site. Abandonnée lors de la déroute, persécutée par les vainqueurs, cette population misérable ne s’est jamais désunie et a fini par développer son identité propre, basée sur une solidarité et une patience sans faille. Fondamentalement hexogène, cette partie des Bas-Fonds évolue quasiment en vase clos.


Maison Al Assani

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