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La plume et le sabre : le Projet AZUN

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Introduction Edit

Monseigneur, mon frère,

Tu le sais, nos faiblesses sont nombreuses. Les principales se nomment : Corruption de nos élites, Division de nos peuples, Incompétence de nos serviteurs. En méditant amèrement sur ce qui a failli conduire notre Maison à sa perte, j’ai songé à transformer cela. Il me semble que l’aube de ton règne représente l’instant idéal pour entreprendre de grands et profonds changements dans notre société. Non par la contrainte des armes ou par l’exercice de la terreur, mais par les vertus exemplaires de réalisations prestigieuses et la vigueur indomptable du renouveau.

Tu le sais, je partage bon nombre de tes vues et je soutiens entièrement ta politique de réforme. Dans ces quelques pages, je t’expose brièvement et en toute humilité, ce qui me semble être l’un des instruments possibles de la restauration de la grandeur d’El Wasan.

Nerodd Al-Assani



Définitions préliminaires Edit

Le projet : Officiellement, ce projet vise à la création d’une* grande académie militaire d’un nouveau genre, mêlant excellence martiale et développement spirituel, visant à doter à moyen terme la maison Al Assani de nouvelles troupes d’élite. Cet objectif général recouvre en fait divers objectifs secondaires, détaillés ci-dessous, constituant le véritable cœur du projet.

Note 1 : Ce projet est en fait double, car il est destiné à être complété par son contraire : le projet NOZUN. cf. la conclusion du présent document.

Azun : Ce mot d’origine archaïque signifie rectitude et élévation. Plus précisément l’élévation spirituelle par la droiture morale. Il convient d’ajouter à cette acceptation religieuse une dimension plus pragmatique d’ascension sociale par l’exercice de la vertu.

Doctrine Azun : Située au centre de l’enseignement, elle emprunte de nombreux éléments à la tradition boudhislamique* tout en intégrant des éléments extérieurs. En un sens, elle peut être résumée comme la voie spirituelle du guerrier*.

Note 2 : Même si l’auteur du projet considère bien la religion comme le meilleur instrument du pouvoir, il n’entend aucunement dénaturer la Tradition ni s’en écarter. N’étant guère versé dans les sciences de l’âme, il est conscient que divers éléments de cette doctrine devront être revus par des experts en la matière pour mieux adhérer à l’esprit et à la lettre du dogme.

Note 3 : Cette notion est à prendre au sens large. Une bonne part des élèves sortant de l’académie ne seront pas destinés au métier des armes.

L’enseignement : Même si la discipline est l’un des piliers de l’enseignement azun, il ne présuppose pas un conditionnement collectif. Tout au long du processus de sélection, les individus adhérant volontairement et sincèrement à la doctrine seront prioritairement choisis.


En réfléchissant sur ce « projet Azun », je me suis rendu compte que l’aspect religieux était problématique. Comment basé quelque chose sur un concept aussi flou que le bouddislamisme ? Pour m’amuser et comme cette foi exotique occupe une place prépondérante dans le background de la maison Al-Assani, j’ai tenté d’ébaucher une vague et courte description de ce que pourrait être les grandes lignes de ce curieux mélange… C’est une proposition parfaitement accessoire et superflue, une parenthèse dans la description de ce projet d’académie. Tout est à prendre au conditionnel et nécessite bien entendu l’aval de tous. J’ai tenté d’y mettre quelques détails (plausibles ) liés à l’influence de la Missionaria Protectiva. Bonne nouvelle, j’ai fait court


Le Bouddislamisme, ébauche de définition syncrétique

Dans le supplément métaphysique d’Impérium, la Voie de l’âme, Olivier Legrand décrit le bouddislamisme comme « un mélange, voire une fusion, de traditions musulmanes et bouddhistes, cocktail à priori difficile à imaginer (…) tant ces deux religions paraissent éloignées l’une de l’autre : d’un côté, une foi monothéiste ayant eu, comme d’autres, ses prophètes et ses guerres saintes ; de l’autre, une « religion non théiste » fondée sur la méditation intérieure et le rapport au cosmos ».

Mutations et fusions relieuses : En imaginant une humanité dispersée dans l’univers, après de nombreux millénaires d’évolutions, d’échanges, d’altérations, on peut tout à fait concevoir que les traditions immémoriales aient pu connaître des changements surprenants. La Bible Catholique Orange se veut d’ailleurs la synthèse définitive et réunificatrice de tout le bagage spirituel de cette humanité éparpillée et disparate.

Prophètes, bouddhas et Sauveur : L’un des points importants de cette religion réside dans l’idée que la tension du devenir de l’humanité converge vers l’engendrement du Grand Homme Universel, le « point oméga » de la création. Tous les hommes ordinaires en sont des ébauches, des germes. Ils sont amenés à subir une longue évolution, traversant des cycles de réincarnation, pour converger à la fin des temps en la personne du Sauveur (ou Résurrecteur), le Qâ’im en qui les hommes trouveront leur accomplissement collectif autant qu’individuel. Sur la voie de cet accomplissement final, l’humanité est de tout temps conduite par des guides spirituels, des relais constituant autant de jalons marquants vers l’avènement du Qâ’im. Ces grands prophètes, spirituellement accomplis et eux-mêmes délivrés des cycles de réincarnation, oeuvrent à maintenir les hommes sur la voie ouverte par la Tradition, intervenant parfois pour adapter cette dernière aux époques qu’ils traversent. Leurs apparitions, précédées elles même de signes évidents, marquent les transitions entre grands cycles du devenir de l’humanité. De saints hommes proches eux aussi de leurs accomplissements personnels servent de relais entre les « mondes subtils » (« malakût ») et l’humanité ordinaire.

Le devenir de l’humanité et de l’individu : Il participe et procède de l’unité du mouvement vital universel. C’est un processus à la fois collectif et individuel de transmutation du vulgaire vers le divin (ou du fini vers l’infini). Le commencement de ce processus résulte d’une opposition originelle et fondatrice entre une énergie première et des structures, des formes de plus en plus complexes et contraignantes. La création de l’univers résulte de cette énergie première et induit la dualité matière/spirituel. L’humanité dans son ensemble bouclera la route du retour vers cet état premier sous la conduite du Qâ’im. L’esprit ou le composant spirituel de l’individu est couramment décrit comme « nûr wujûdi » (lumière être), une part « divine et cosmique» de l’être résultant de cette énergie première, qui est raffinée et sublimée à travers les cycles d’existence.

L’effort individuel et collectif : Chaque individu peut accélérer son accomplissement personnel par l’exercice de l’ « effort pieux ». Deux voies complémentaires s’offrent au « chercheur de lumière » : L’étude des textes des prophètes composant la Tradition et le développement de sa part divine par l’exerce de la méditation et la prière, autant de pratiques de rapports directs au « divin ». Les textes des prophètes possèdent divers niveaux de lecture et chaque lettre est symboliquement liée à une partie de la création, leur étude approfondie permet de résoudre l’énigme universelle et d’atteindre la « libération par la voie de l’intellect ». La « Communauté des Croyants » est soumise à l’effort collectif de la piété et de la morale, suivant les préceptes de la Tradition et accélère par cette démarche la venue du Sauveur. La défense et l’élargissement de cette communauté, placée sous l’autorité et la protection de dynasties liées aux prophètes, sont évidemment des impératifs incontournables du bouddislamisme.

Je continue donc mon histoire d’école…


Objectifs militaires de l’Académie : Les guerriers azun issus de l’école seront avant tout des combattants d’une très haute valeur individuelle*, plus proche de duellistes que de soldats ordinaires, toutefois il seront également entraînés à agir au sein de groupes réduits, tout au plus à l’échelle d’une division. Outre un entraînement intensif aux arts martiaux, ils seront également spécialement formés à des tâches de sécurité, notamment dans le but que ses meilleurs éléments intègrent le prestigieux corps de la garde seigneuriale, et recevront une formation stratégique de haut niveau. Chaque guerrier azun devrait avoir les compétences tactiques d’un officier de rang intermédiaire…

Note 4 : Le but qualitatif est d’atteindre un niveau de 7-8 sur l’échelle du Ginasz.

Les combattants issus de l’Académie auront également un important rôle de représentation à jouer, ils incarneront les idéaux chevaleresques et martiaux les plus élevés de la Tradition. Liés par un long parcours de formation, l’échange de serments et des initiations secrètes, ainsi que par une véritable mystique guerrière (voir ci dessous), ils auront conscience d’appartenir à une élite très particulière. Par analogie, on pourrait facilement comparer un guerrier azun à un moine soldat, en raison de son attachement à un code sévère et à des valeurs élevées.

Objectifs sociaux de l’Académie : Premièrement, l’académie sera un formidable tremplin social et surtout un grande source de détection de talents. Le recrutement drastique visera en premier lieu les couches les plus défavorisées des bas quartiers et les tribus nomades les plus démunies. Le double prestige militaire et religieux de l’école devrait à moyenne échéance être suffisamment important pour que chaque famille ressente comme un honneur insigne le fait de voir un de ses enfants sélectionnés dans ce cadre. Outre l’aspect symbolique, la famille de chaque élève retenu recevra durant toute la scolarité de celui ci, une bourse lui permettant d’améliorer sensiblement son niveau de vie.

Si la dimension purement martiale de l’école sera toujours mise en avant, un bon nombre d’élèves éliminés par les divers concours et sélections internes, notamment sur des critères physiques, mais présentant des potentialités intellectuelles remarquables se verront proposer un autre type de formation : celle ci sera plus classique et visera à produire des administrateurs, stratèges et magistrats de talent tout en conservant l’aspect spécifique de la doctrine.

Par la suite, certains élèves brillants mais à la psychologie incompatible avec les rigueurs de l’enseignement et de la doctrine seront plutôt orientés vers l’académie Nozun.

Recrutement et sélection des élèves : Le premier niveau de sélection interviendra par le biais de grands concours populaires organisés aux quatre coins de la planète, relativement richement dotés, et réservés aux enfants mâles de moins de huit ans. Chaque concours mélangera épreuves physiques, d’adresse et intellectuelles (petits échecs, cheops, et autres). Chaque épreuve de chaque concours pourra désigner un lauréat différent (sur lequel un dossier sera établi) et les meilleurs candidats, au fil de concours toujours plus exigeants finiront par s’affronter dans le cadre d’une grande finale à la capitale. De cette ultime compétition seront issus les élèves finalement retenus pour intégrer l’académie. Toute forme de tricherie sera automatiquement éliminatoire (mais pourra par contre conduire, dans certains cas à l’académie Nozun).

Aperçu du cursus Azun :

1. Premières années (7 à 10 ans, 2000 élèves portant le titre d’aspirants)

Ce premier cycle d’enseignement comporte trois volets ; une éducation scolaire classique (1/4) stimulante et incitant à l’émulation, une éducation martiale collective (1/2) visant à doter chaque élève des meilleures bases possibles et à développer ses capacités physiques de matière adaptée à l’âge et à la physiologie, une éducation religieuse intense visant à implanter profondément les fondements de la doctrine. Encore fois, pas question de lavage de cerveau ou de conditionnement intrusif, mais une recherche constante de l’adhésion sincère de chacun à l’idéal présenté.

A l’issue de ces trois premières années, on procède à un premier « écrémage » qui ne prend pas la forme de vulgaires concours mais plutôt d’ordalies secrètes et mystérieuses. 20% des aspirants sont alors écartés de l’académie, dont la meilleure partie est placée dans d’autres filières plus classiques (armée ou autre). Quoi qu’il en soit, le fait d’être accepté dans l’Académie offre une opportunité de carrière à tous…

2. Second cycle d’enseignement (10 à 14 ans, 1600 élèves portant le titre de disciples)

Chaque élève, à ce stade prononce des vœux consacrant sa vocation. Les élèves sont séparés en groupes de cinquante et une compétition permanente est entretenue entre chaque groupe. L’émulation est portée alors à son maximum et les exigences deviennent drastiques. Ce cycle s’achève en une longue année passée dans le désert, émaillée de rudes épreuves physiques mais également consacrée à des rites religieux de purification.

Après cette étape, de nouvelles ordalies ont lieu conduisant à l’élimination de 50% des élèves. Les plus capables et prometteurs des éliminés sont dirigés vers les formations non martiales de l’académie.

3. Troisième cyle (15-18 ans, 800 élèves portant le titre d’initiés)

Quelques mois sont encore passés dans le désert, donnant lieu à des rituels initiatiques, l’échange de serments et la prononciation de nouveaux vœux contraignants. Au retour à l’académie, l’enseignement devient plus individualisé et chaque élève est incité à développer de lui même ses dons et ses capacités en se montrant créatif. La compétition devient totale et des épreuves sont en permanence organisées en ce sens.

Après une nouvelle retraite dans le désert, les élèves passent de dernières ordalies, publiques celles ci, dont la tenue clôture le grand concours destinés aux enfants organisé dans la capitale. Bien qu’éliminatoires également, ces épreuves sont aussi une formidable opération de communication et de prestige pour l’Académie.

(entre 10 et 20 % des élèves sont recalés à cette occasion, mais avec la possibilité pour une bonne part d’entre eux de retenter leurs chances l’année suivante).

Désormais chaque ancien élève et considéré comme une guerrier azun de plein droit…

4. Le titre de maître azun

La progression d’un guerrier azun ne s’achève pas avec la fin de l’enseignement. Il existe trois grades de maîtrise supérieurs qu’il peut éventuellement atteindre par la suite, le dernier lui donnant droit au titre de maître et lui permettant d’intégrer le conseil de l’académie et d’y enseigner.


Maison Al Assani

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